Je suis en déficit d’estime de moi et ce depuis le CP au moins, pourtant j’ai grandi dans un environnement protégé, où on peut le dire, j’étais comme un petite princesse, pourtant malgré cela je me liquéfie lorsque je dois parler en public ou même prendre les transports en commun, même les grands magasins, c’est panique générale…

J’en ai cherché longtemps la raison et je n’ai pas vraiment de réponse satisfaisante, mais j’ai au moins le début d’une piste. L’école ! Dès mes 6 ans, en fait au CP, j’ai été la petite fille sage, qui mouffetait pas, mais qui n’avait pas une note au dessus de 3 ou 4/10… n’est-ce pas un beau paradoxe, et d’autant plus que je semblais écouter les cours…(en fait les trois quart du temps j’étais dans la lune !) bien qu’un événement des plus funeste (la mort de ma grand-mère qui vivait chez nous et s’est éteinte d’une sclérose latérale amyotrophique.) survint quinze jours après le commencement de ma scolarité, personne à l’école ne pensa vraiment que cela eu pu m’affecter, alors lorsque l’on constata que j’étais « nulle » à l’école, on m’envoya faire des tests d’audition, de Q.I. et enfin vint la psychologie.

Audition : très bonne !

Q.I. : au dessus de la moyenne…

Psychologie : Là ça n’allait pas, visiblement. On demanda à ma mère de m’emmener voir un psy. Et comme côté famille le schéma classique n’était pas respecté (oui, a l’époque les mères célibataires ne courraient pas les rues) les instances scolaires et les psycho-machin-truc pensèrent tous en chœur : « mais oui mais c’est bien sur le problème vient de là ! » et j’ai pas été capable à l’époque de faire entendre que ma grand-mère morte pour rappel après mes quinze premiers jours à l’école, vivait chez moi depuis plus d’un an, qu’elle était alitée depuis à peu près autant de temps dans la chambre à côté de celle où je dormais et que par conséquent, sa mort était un choc traumatique pour l’enfant de six ans que j’étais.

Mais pour revenir au sujet, les psys que j’ai vu, car j’en ai vu plusieurs, ne paraissaient pas prendre en compte qu’il fallait me faire augmenter ma confiance en moi… et comme de mon côté, je ne savais pas comment faire… rien n’a vraiment été tenté !

Tout cela remonte à loin, mais toujours peu de confiance en moi… j’essaie pourtant d’y remédier, pas facile, lorsqu’à la moindre réflexion on s’effondre comme un château de cartes.

Un rien et je pleure, un conseil et je me dis : «  oui, normal… je suis « nulle », «bonne à rien. »»

Pourtant si je prends les choses telles quelles sont, je sais créer une histoire, en faire un roman avec des suites et un récit construit ! Je sais faire et mettre en ligne un site internet ! Je sais (quoique pour cet exemple il faudrait demander ce qu’il en pense à Jack the chef de chœur) chanter pas trop faux ! Je sais cuisiner et faire de très bonne pâtisserie ! Je sais filmer, photographier, monter un film avec un ordi, j’ai des connaissances en histoire et en littérature, une bonne culture cinématographique et musicale ! Alors pourquoi avoir peur de toujours mal faire, pourquoi me sentir nulle… il va falloir trancher dans le vif !

Ndlr : j’ai un peu dévié de mon sujet, mais je m’en excuse !