Du côté de mon père, je ne connais que quelques renseignements sur mes grands-parents et arrières grands-parents, mais pour entreprendre quoi que ce soit, il faudrait déjà, vu leur origine, que je parle portugais couramment !!! Ah lala, tant pis pour ce côté-là !

Mais pour ma mère, j’ai un petit trésor, parce qu’elle a fait une grande partie de sa généalogie…

Vous savez ce qu’on dit quand on se lance dans la recherche de ses ascendants ? Que chacun a dans ses ancêtres au moins un « aristicrate » (en fait un prince) et un pendu… bah chez nous, le prince ou autre, on le cherche toujours et rien en vue !

Par contre, à défaut d’avoir un pendu, on à un bagnard, et pas de n’importe quel bagne, de Cayenne, s’il vous plait ! Oui, le seul le vrai, celui ou sont passés Dreyfus et Seznec… sauf que lui il s’y est retrouvé parce qu’il a volé quelques sous alors que les occupants de la maison étaient sur les lieux… pas Jean Valjean, mais presque !  Et le mieux dans l’histoire, c’est qu’il en est revenu et qu’il a fini tranquillement ses jours autour de 90 ans avec sa fille et ses petites filles.

Bon après c’est sûr que j’ai pas que lui dans ma généalogie, hein, pas que du romanesque… pourtant, pour le suspens, la généalogie ça le fait grave, si on n’a pas essayé, on peut pas vraiment comprendre, mais imaginez un gars qui dans beaucoup de documents s’appelle François Philippe, et tout à coup sur son acte de mariage…il devient Alexandre, au début on comprenait pas trop :

« Tiens, elle a eu un gosse avec l’un et s’est mariée avec son frère dix jour après ! » Mais non, en fait c’est bien le même mec, il se faisait appeler Alexandre alors sur l’acte de mariage… Alexandre.

Et dans un tout autre registre de suspens, Angélique, que l’on a cherché dans tout les bleds possibles et imaginables de l’Orne,- et vous pouvez m’en croire, y en a !- pour découvrir après presque dix ans de recherche qu’en fait on la trouvait pas parce qu’elle était originaire de la Manche, à dix kilomètres de la frontière entre l’Orne et la Manche…

La généalogie c’est un vrai sport et ça use les nerfs !

Pour en revenir à votre servante (normalement on dit serviteur, mais je suis une fille fouchtri de fouchtra !) je suis de moitié, d’origine portugaise, et dans l’autre moitié, trois quarts normande un quart auvergnate…

Voilà.